Crédit en Suisse : comment maîtriser son endettement et sa solvabilité ?

Crédit en Suisse : comment maîtriser son endettement et sa solvabilité ?

Prêt immobilier, crédit privé, rachat de crédits… L’étude de la solvabilité du dossier d’un demandeur est systématiquement effectuée par les organismes financiers. Parfois ressentie comme contraignante, cette analyse conserve comme objectif premier de protéger le particulier contre un endettement excessif et d’éviter à la banque de subir des impayés. Comment est analysée la solvabilité d’un particulier ? Comment se sortir d’un endettement excessif ? Tout ce qu’il vous faut savoir pour éviter de rencontrer des difficultés financières.

L’analyse de solvabilité : comment ça marche ?

Toutes les institutions financières suisses ont accès aux données liées à la solvabilité d’un résident du pays. Cette demande d’information est effectuée pour toutes les demandes de crédit, de leasing ou de carte de crédit effectuées par des particuliers. Pour ces derniers comme pour les organismes prêteurs, cela présente un avantage certain : maximiser les chances que le crédit soit remboursé sans encombre. Pour s’assurer de la solvabilité d’un emprunteur, il est nécessaire de s’intéresser à sa capacité de crédit et à sa capacité de remboursement.

Qu’est-ce que la capacité de crédit ?

La capacité de crédit vise à établir si le particulier est en mesure de rembourser la future mensualité du prêt sollicité. Pour cela, il est nécessaire de connaître son niveau de revenus librement disponibles. Concrètement, il s’agit de ses revenus diminués des différentes dépenses (par exemple : loyer, autres mensualités de crédit privé, échéance de prêt immobilier…). Ce revenu doit être suffisant pour permettre le remboursement du nouvel emprunt et l’ensemble des intérêts sur un délai maximal de 36 mois.

Qu’est-ce que la capacité de remboursement ?

La capacité de remboursement d’un emprunteur est déterminée par la probabilité qu’il parvienne à rembourser son crédit. Pour cela, deux grandes catégories d’informations sont mises en perspective :

  1. Les antécédents de paiement : sont ici regroupés l’ensemble des éléments liés à ses prêts terminés ou en cours. Ont-ils connus des problèmes d’impayés ? Des retards de paiement ? Etc. ;
  2. Les statistiques nationales : en fonction de critères sociodémographiques (âge, nationalité, profession…) des probabilités de remboursement sont établies et servent de base d’analyse.

Quelle solution pour face à des dettes trop importantes ?

Bien qu’un crédit souscrit en Suisse ait été accordé dans le respect de la Loi fédérale sur le Crédit à la Consommation (LCC) et se conformait alors aux normes d’endettement classiques, il peut arriver de faire face à un endettement trop lourd. Perte d’emploi, baisse du niveau de revenus, enfant supplémentaire à charge, ennuis de santé… les causes d’une telle situation sont nombreuses. Pour éviter une saisie ou la revente de ses biens, il existe heureusement une solution alternative pour les particuliers trop endettés : le rachat de crédits.

Le rachat de crédits consiste à faire regrouper plusieurs emprunts en un seul. L’avantage ? Les petites mensualités qui se cumulaient sont désormais regroupées en une seule, avec un seul interlocuteur et sur une durée unique. Grâce à un meilleur taux d’intérêt et/ou à une durée de remboursement plus longue, il est possible de diminuer drastiquement la somme mensuelle à débourser. À la clé : un retour à une situation financière saine et viable.

La souscription d’un crédit immobilier pour expatrié français

La souscription d’un crédit immobilier pour expatrié français

Même si la France est un pays très ouvert, les restrictions sont toujours présentes surtout en ce qui concerne les affaires bancaires. La plupart du temps, de nombreux expatriés français rencontrent des difficultés, voire des refus lors des demandes de prêt au sein d’une institution financière. La raison est simple ! Le statut de non-résident n’est pas toujours très convaincant pour cette dernière. Or, actuellement, sachez qu’en tant qu’expatrié, vous avez la possibilité de recourir à un crédit immobilier. Découvrez comment.

Critères pour déterminer le statut d’expatrié

 Sachez que vous êtes défini comme expatrié si vous disposez d’une activité génératrice de revenu dans un pays étranger ou que vous soyez employé dans un territoire hors de la France. Dans d’autres cas, il se peut que vous soyez muté dans un autre pays par votre société qui collabore avec une autre entreprise étrangère. Etre expatrié s’apparente à être émigré. Mais, les causes de l’expatriation sont multiples, elles incluent notamment :

  • la carrière professionnelle,
  • le tourisme,
  • le regroupement familial,
  • les études,
  • les formations,
  • etc.

Même si vous êtes assujetti à ce statut, sachez que vous disposez toujours de vos droits en tant que citoyen français.   Des accompagnements vous seront également proposés pour faciliter votre séjour où que vous soyez hors de la frontière française.

Déroulement du crédit immobilier pour un expatrié français

Avant tout, sachez que dénicher un financement immobilier pour les expatriés est plus ou moins compliqué puisque ces derniers ne sont pas fiscalisés en France et que parfois, ils ne peuvent fournir les relevés bancaires requis. Et il arrive souvent que les Banques et les autres Organismes de crédit pour particuliers sont très réticents sur ce sujet. Voilà pourquoi le taux d’intérêt est beaucoup plus cher que celui pour les emprunteurs résidents et les garanties sont fortement exigées. Par ailleurs, certaines institutions financières ont la possibilité de recommander la création d’un compte courant pour se placer comme une banque expatrié , d’effectuer un dépôt sur un contrat épargne ou encore de s’inscrire à une assurance-emprunteur. Plus encore, elles peuvent réclamer un taux d’intérêt légèrement supérieur aux taux habituellement pratiqués sur le marché.

Guide de validation d’un crédit immobilier pour expatrié

En ce qui concerne la demande d’emprunt, les critères pour la validation de la requête sont très stricts. Les Banques vont se renseigner sur votre propos et établiront une analyse approfondie de votre situation. Que vous soyez expatrié ou non, sachez que votre condition financière est avant tout l’une des préoccupations importantes de ces institutions. Sur ce point, tous vos prêts en cours doivent être connus de la banque, ainsi que vos charges (loyers à payer, frais d’étude de vos enfants, factures d’énergie, pensions alimentaires à verser, assurances, …) pour l’octroi d’un crédit expatrié. De plus, vous devez avoir une ressource mensuelle suffisante de manière à pouvoir rembourser votre emprunt et en même temps avoir la capacité de subvenir à vos besoins tout au long de la période de paiement du prêt. Plus précisément, le montant de vos dettes ne doit pas excéder les 33% de vos revenus.

Les alternatives en cas de refus de crédit

Les alternatives en cas de refus de crédit

Les établissements de crédit se montrent de plus en plus stricts quand il s’agit d’octroyer un prêt. Ils le sont beaucoup plus vis-à-vis des emprunteurs au profil fragile. La majorité d’entre eux examinent méticuleusement chaque détail du dossier pour n’accorder crédit qu’aux profils intéressants. Un tas de demandes restent dans ce cas bloquées. La baisse historique du taux de crédit immobilier en est la principale cause. Le nombre accru des demandes de prêt immobilier oblige les organismes financiers à refuser certains dossiers par respect du taux d’usure. Si vous êtes victime de cette demande refusée, tentez encore votre chance en essayant ces solutions.

Refaites votre dossier de demande de crédit !

Vous avez un coup de cœur sur un bien immobilier, mais voilà, votre banque a rejeté votre demande de crédit. Voici la solution : peaufinez votre dossier pour pouvoir tenter votre chance auprès d’autres organismes financiers ! Surtout, ne vous estimez pas outre mesure. Cela donne à l’établissement financier l’idée de scruter un peu plus sur votre situation. Toutefois, n’allez pas tout de même mettre en évidence vos difficultés financières très précaires.

Améliorez votre profil d’emprunteur !

Avant de renvoyer une demande auprès d’un autre établissement de crédit, faites de votre mieux pour soigner votre profil d’emprunteur. Allez régler vos découverts bancaires afin de réduire votre taux d’endettement, par exemple ! Montrez à votre banque que vous serez capable de rembourser le crédit immobilier auquel vous vous engagez. Il sera également possible d’ouvrir un livret d’épargne et d’y déposer de l’argent pour prouver à l’organisme votre capacité d’épargner. Efforcez-vous, en plus, de trouver un apport personnel assez convaincant.

Investissez sur un bien de valeur et de qualité !

Pour mettre toutes les chances d’obtenir le prêt immobilier tant espéré de votre côté, investissez sur un bien immobilier à forte valeur ajoutée. Ce faisant, vous pourrez compter sur une résidence dont l’emplacement est bien choisi. Le logement est à revaloriser pour garantir un haut niveau de confort. Cela persuadera certainement votre banque à accepter le prêt parce que le bien pourra faire l’objet d’une garantie ou d’une caution.

Sollicitez l’aide d’un courtier !

Si aucune de ces alternatives ne vous convainc, la seule solution reste à vous faire accompagner par un professionnel reconnu. Un courtier pourra vous aider à décrocher un prêt immobilier au taux intéressant. Grâce à ses parfaites connaissances du marché et à ses collaborations avec les établissements de prêt, il pourra trouver un moyen pour faire passer votre dossier bloqué. Vous n’aurez qu’à payer sa commission qui varie entre 500 et 800 euros dans la plupart des cas.